mercredi 7 mai 2008

- Les morts se relèvent, et la ville veille. -


Il resserra les pans de son manteau contre lui. Le vent était fort, ce soir.
Cette tempête qui se déchainaît, comme si cela lui apporterait quelque chose. Comme si elle voulait le pousser, le mettre à terre. Le soumettre. Prouver quelque chose.
Il n'entendait plus rien que ce gémissement continu, qui l'isolait encore plus que d'habitude de l'exterieur. Il se rétracta, et décida de s'assoir un moment, sur un banc, au bord du pont. Les étoiles se reflétaient faiblement dans l'eau grise, soulevée par la violence du déplacement d'air.
Tout tournoyait. Des feuilles lui giflaient le visage, de temps à autre.
Il soupirait, la tête enfoncée dans son col, se protégeant tant bien que mal la gorge et le nez.
Il gardait les yeux fermés. Pour ne pas avoir mal.
Toutes ses oreilles étaient emplies d'un même grondement, il n'y avait plus aucun son.
Comme si tout disparaissait. Etrange sensation.


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On remarqua souvent dans les sujets étudiés que l'instinct de survie se développait davantage que le cobaye était exposé à une forte pression psychologique.
Entre autre, des menaces physiques ou morales stimulaient les sens du sujet, qui supportait mieux ou en grande partie les expériences.
Le stimuli peut varier selon les facteurs suivants : l'âge du sujet, ses antécédents virtuels et éventuellement sa corpulence.
Malgré l'efficacité prouvée de la méthode susmentionnée, on dénote un renfermement du cobaye dans une bulle psychologique qui menace son équilibre moral, des autos-punitions du patient parfois mortelles, et de rares cas de régression pathologique cognitive.
Un cas de défaillance cardiaque grave fut observé, et mis sous cellule de conditionnement, le corps du sujet étant atteint d'une auto-mutilation corporelle. Les défenses immunitaires du sujet ne se créeaient plus et détruisaient les cellules du coeur.

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C'est difficile de voir à travers un voile.

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